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INNOVATION.
Vaste question que
celle de l'innovation, puisque même sa définition
n'existe pas, ou disons plutôt qu'il existe une telle
quantité de définitions, de méthodes pour la promouvoir,
d'outils pour la gérer qu'elle ressemble à un nuage ;
mais après tout c'est peut-être aussi cette brume qui
est son milieu naturel. La seule chose qui paraît claire,
c'est qu'elle se situe, de point de vue de la valeur
ajoutée - qui n'est pas forcément marchande - entre une
couche que nous appellerons haute et qui est
proche de
l'invention, de la création pure, et une couche basse
qui n'est que la simple amélioration de ce qui existe.
Il lui faut un
caractère "applicable" et non pas seulement "idéale". Ne
disposant d'aucune force motrice légère et puissante,
Léonard de Vinci n'avait pas la possibilité de faire
voler l'hélicoptère qu'il avait imaginé. On voit bien
que le caractère applicable installe alors l'innovation
dans le réalisme d'assez court terme.
Electrifier le
mouvement montant ou descendant des glaces de voiture
n'a procédé d'aucune idée nouvelle ; il s'est agi d'une
simple amélioration de l'existant. L'innovation a alors
été plus marketing que technique, donnant un avantage
ponctuel au constructeur qui voulait gagner ou
consolider une part de marché par cet élément de confort.
Les freins classiques
à
l'innovation :
-
les parts de marchés acquises,
-
les investissements réalisés et
pas complètement amortis,
-
les idées reçues et même
courantes et justes qui bouchent la vision, le prêt à
penser,
-
les gratifications personnelles
de statu quo,
-
le court-termisme,
-
la réglementation,
-
des partenaires figés ou qu'il
est difficile de faire évoluer,
-
des prestataires - cabinets de
recrutement, de conseil - préoccuppés par leur seul
CA immédiat,
-
le risque de l'inconnu tout
simplement,
Les facteurs favorables
à l'innovation :
-
la concurrence,
-
des coûts sectoriels importants,
-
les évolutions techniques,
-
des avancées dans
l'organisation, la collectivité,
-
des impulsions ou avantages
réglementés,
-
des agents motivés.
Ces freins et ces moteurs se
retrouvent dans les systèmes d'information, malgré le
caractère plus souple de ceux-ci que ne le sont des
domaines de production matérielle lourde.
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Notre approche.
L'innovation peut
se référer à la démarche générale, ou au produit ou
service nouveau, ou au processus de production. Notre
conception, dans nos métiers, est de la situer
d'abord dans la démarche, donc assez près de la rupture
avec l'existant courant. Au demeurant les questions
"incongrues" ont pour but de resituer les fondamentaux
de l'entreprise ou de la collectivité, par delà les
encroûtements inévitables que les impératifs de gestion
quotidienne, les mesures de défense organique, les
conservatismes sociaux auront imposés lentement.
Ce qui implique :
-
une forte
personnalisation,
-
l'attachement à
des facteurs de forte positivité quant au
service/produit/processus à réaliser,
L'innovation comme impulsion permanente.
Un projet innovant n'aura pas
seulement en lui-même sa propre vertu, une fois le bien
ou service produit. Il montrera aussi
à ceux qui y sont momentanément extérieurs le réalisme
de l'audace. Il s'insère alors comme une des forces de
management de l'entreprise ou de la collectivité.
L'institutionnalisation de l'innovation -
mise en place de structures et méthodes dédiées - doit
respecter cet esprit. L'institutionnalisation de
l'innovation basse - amélioration continue des produits
- est aussi un milieu dans lequel l'innovation haute
peut éclore ; mais ce n'est pas automatique, loin de là.
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Concrètement ?
Nous favorisons le
"positionnement du naïf " : peu de choses, de la
stratégie ou de l'organisation, n'est au départ
considéré comme acquis ou intouchable. Le "pourquoi ?"
est alors la porte ouverte au "pourquoi pas ?".
Un certain
éloignement méthodique : nos propres inventions/innovations
pour votre entreprise ou collectivité seront favorisées
s'il ne se crée pas de situation de connivence découlant
de l'habitude. La rotation de nos intervenants peut
permettre d'atteindre deux objectifs apparemment
inconciliables : proximité pour comprendre, et
éloignement pour proposer.
Nous suggérons de
toujours mettre les agents de l'entreprise ou
collectivité, quelle que soit leur position hiérarchique,
en condition d'innover : temps disponible, moyens de recherche,
reconnaissance personnelle,
Des exemples de nos réalisations :
-
introduction d'Unix dans
la gestion dans les années 1980, alors qu'il avait
construit sa réputation dans les sciences,
-
notation à 360° pour des cadres
supérieurs,
-
l'introduction volontariste
d'une gestion temps réel au plus proche des
administrés, contre l'opinion générale,
-
des reconversions
professionnelles fortes,
-
aide intellectuelle à l'informatisation des communes
contre subventionnement classique,
-
mise sur le web des activités
d'un GIE, à destination des managers et dirigeants
qui s'en étaient désaisis,
-
des contrats mixtes publics/privés,
anticipant de longue date sur les "partenariats PPP".
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Innovation vs Méthodes ?
On se rapprochera
utilement de la page "Méthodes"
de ce site pour comprendre qu'il n'y a nulle opposition
: les unes lubrifient, l'autre pimente.
A
méditer :
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