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BIBLIOTHEQUES.
La B.D.P. .
Les Bibliothèques
Départementales de Prêt ont pour mission principale de
servir une clientèle rurale ne disposant pas de
bibliothèque municipale, en livres et supports
audiovisuels. Pour le C.G. 95, ce sont 60 000 titres et
130 000 volumes environ . Tout se fait manuellement . La
nécessité d’informatiser va de soi. Le groupe de travail
que nous impulsons procède à une double tâche initiale :
- rédiger un cahier des
charges des besoins locaux,
- constituer et animer
un groupe de projet national réunissant une trentaine de
B.D.P. réparties entre trois sous-ensembles :
- les B.D.P. non encore
informatisées,
- les B.D.P. déjà
informatisées avec le produit LIBRA du
Ministère de la Culture et
qui sont confrontées à la fermeture
proche de ce service
pour diverses raisons, dont celle de la fin de l'O.S.
MULTICS, et ayant donc le souci
supplémentaire de reprendre leurs données sur une
nouvelle machine.
- des bibliothèques
d'autres natures : centres de documentation
d'entreprises, universités.
Nous faisons adopter la
méthode suivante : découpage du cahier des charges en
grands chapitres confiés chacun à un groupe de travail
spécialisé : prêt, catalogage, rotations, normalisation,
reprise, politique de lecture, périodiques, listes et
statistiques, études des produits existants.
Ce cahier des charges
Utilisateurs collectif élaboré, chaque B.D.P.,
indépendante, a la possibilité de le modifier pour son
propre compte et de lancer par elle-même une
consultation, ou de le maintenir tel quel, de participer
au choix collectif d'un produit unique pour toutes et de
constituer ensuite un Club Utilisateurs du produit
choisi. La plupart choisissent de travailler ensemble.
Une grille d'appréciation
est élaborée pour comparer les différents logiciels
étudiés.
Il convient d'insister
sur la question de l'U.N.I.MA.R.C
La notice descriptive
d'un ouvrage n'a pas bien sûr été normalisée au
début de la fonction bibliothéconomique, aussi les
formats de notice sont-ils très divers dans le monde,
que les fichiers soient en papier ou magnétiques. Mais
les nécessités de l'échange entre bibliothèques -très
inégal au demeurant selon les sphères d'activité- ou à
tout le moins le souhait des bibliothécaires que cet
échange puisse avoir lieu - ont conduit les responsables de
bibliothèques dans la voie de la normalisation de la
notice. Un format général dit MA.R.C. (MAchine
Readable Catalog) a été retenu par une association
internationale de bibliothécaires. Les nécessités du
consensus ont fait que cette norme est le "moyen
dénominateur commun" . Elle s'est donc déclinée
diversement selon les pays. Aux Etats-Unis elle est
devenue U.S.-MA.R.C. -et on sait le
rôle que joue la Bibliothèque du Congrès- et intégrée en
tant que telle dans plusieurs logiciels. Une autre
variante, intégrant davantage les usages européens,
s'est cependant dégagée puis affirmée comme autorité
"morale", U.N.I.MA.R.C. . Une question très sensible est
donc de savoir si un logiciel travaille en U.N.I.MA.R.C.
ou non. On notera la similitude de démarche entre la
normalisation des bibliothèques et la normalisation
d'UNIX, U.N.I.MA.R.C. étant en quelque sorte le "POSIX
1003" des bibliothèques...Ce souci de
normalisation est soutenu puisqu'en 1993 est adoptée la
norme I.S.O. 10160 de prêt entre
bibliothèques, concernant, elle, les modalités
conceptuelles de la transaction d'échange ; cette norme
se situe au niveau 7 de l'O.S.I., dans la
couche Application (I.S.O. 7498).
Le choix entres les
différents logiciels ne sera donc pas issu de la seule
manière mathématique découlant d’une grille
quantitative, mais d'une appréciation globale. Il se
porte sur le produit le moins sûr mais le plus
prometteur, MULTILIS, canadien, d'origine
universitaire, présent en France à deux exemplaires,
travaillant en natif U.S.MA.R.C. . C'est bien un pari
sur l'avenir... Nous suivons donc le portage réalisé à
Montréal, étudions la version alpha-test installée en
France, imposons des modifications. Cette version
dispose d'une couche présentant aux utilisateurs les
notices en format U.N.I.MA.R.C. alors que son format de
stockage reste U.S.-MA.R.C. . Le groupe de travail
adopte définitivement MULTILIS, qui est à ce stade est
encore bogué.
Le C.G.95 est un des
premiers départements à s'équiper et à devenir
opérationnel. Il anime le groupe de projet qui se
transforme en Club Utilisateurs et négocie dans un
contexte difficile avec l'éditeur de MULTILIS.
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Les
autres bibliothèques.
L'opération B.D.P. est
prévue pour être la première, car la plus grosse et la
plus vitale, d'un chantier comportant l'informatisation
des bibliothèques d'autres services culturels :
- Service Départemental
d'Archéologie,
- Centre de Recherches
Archéologiques du Vexin,
- Musée Archéologique
de Guiry,
- Service du Pré-Inventaire
et des Objets d'Art et Antiquités,
- Archives
départemantales,
- Centre de
Documentation administrative (C.D.A.).
Confronté au souci
d'autonomie de chaque structure, nous suggérons un préalable à
l'informatisation de la sphère archéologique :
l'élaboration d'un thesaurus unique, avec l'assistance technique de la B.D.P. dont la
normalisation bibliographique est une des compétences. A
l'issue de nombreuses séances de travail, ce document
sera constitué.
Le Conseil Général est
également à l'initiative d'un regroupement des
bibliothèques d'enseignement supérieur de la ville
de Cergy pour étudier une possibilité d'échanges de
fonds et de prêt interbibliothèques. Nous assurons le
début de maîtrise d'oeuvre technique du projet :
pré-études des volumes réciproques, des périodicités,
des connexions téléinformatique possibles.
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